10 Raisons de ne pas réélire Povinelli (au moins)

Des pratiques, qui n’ont que trop duré, et donnent à Allauch une image déplorable.

Vu sur Facebook, ce petit post en dit long sur des pratiques scandaleuses qui n’ont que trop duré, et leurs répercussions négatives sur l’image de notre ville !…

Et encore, c’était avant ce nouvel article de la Provence: « La lourde charge du parquet contre le maire d’Allauch« 

Ce matin, je cherchais ce nouvel article sur l’INFORMATION JUDICIAIRE OUVERTE PAR LE PARQUET… et je tombe sur au moins 10 RAISONS DE NE PAS VOTER POVINELLI ! 😡😡😡
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10 bonnes raisons de ne pas voter Povinelli aux prochaines élections municipales, à Allauch, en 2020 10 bonnes raisons de ne pas voter Povinelli

Et voici l’article en question…

Le Parquet ouvre une information judiciaire à l’encontre du maire d’Allauch, Roland Povinelli

Allauch : Povinelli suspecté de « harcèlement moral »

Écrit par   , mercredi 20 novembre 2019 14:07    Imprimer

Contre le maire d’Allauch, Lucie Desblancs avait déposé plainte en début d’année. PHOTO S.F.

Contre le maire d’Allauch, Lucie Desblancs avait déposé plainte en début d’année. PHOTO S.F.

Le parquet ouvre une information judiciaire pour « harcèlement moral », à l’encontre du maire d’Allauch, suite à la préemption de la villa de son opposante Lucie Desblancs en 2017.

Ce n’est pas moi ni monsieur Bismuth qui avons demandé à madame Cohen de vendre sa maison ! », tente de justifier Roland Povinelli, en mai 2017, lors de la présentation de la délibération portant sur la préemption de la villa de son opposante, Lucie Cohen-Desblancs. Cette propriété, en lisière du domaine de Pichauris, « servirait de base aux promeneurs, pour développer le tourisme vert, c’est une priorité communale », soutient son adjoint l’avocat Gérard Bismuth. Évaluée à 480 000 euros, la mairie fait tomber le prix à 300 000… « Le service des domaines n’a pas tenu compte de la procédure d’infraction au code de l’urbanisme pour construction non conforme », renchérit l’avocat, le prix inclut « la mise en conformité ». Deux ans après, le château de cartes juridique de cette préemption semble tomber, pièce après pièce.

Préemption ou spoliation

Le tribunal administratif de Marseille, saisi par la propriétaire, pourrait bien annuler la délibération concernant cette préemption, s’il suit l’avis du rapporteur public. Celui-ci a retenu plusieurs motifs d’annulation, comme « le manque d’information des élus », une délibération « insuffisamment motivée », et qui plus est, « entachée d’un détournement de pouvoir ». C’est là toute la question. Roland Povinelli a-t-il utilisé les moyens administratifs, politiques et juridiques inhérents à sa fonction de maire « dans le but de nuire » à une opposante ? Comme l’estime Lucie Desblancs, dans sa plainte déposée en janvier, et où l’élue liste toute une série de déboires, vexations et procédures à son encontre, jusqu’à cette tentative de « spoliation. » Des accusations fermement démenties par le premier magistrat d’Allauch, « le droit de préemption ayant été utilisé en toute légalité » rappelait-il.

Toujours est-il que le parquet de Marseille a décidé d’ouvrir une information judiciaire contre Roland Povinelli, mis en cause pour « harcèlement moral ». Affaire à suivre. Une de plus.

Sylvain Fournier

Source: https://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/politique/79354-allauch-povinelli-suspecte-de-harcelement-moral 

Ainsi que l’Article de La Provence:

La lourde charge du parquet contre le maire d’Allauch

Il réclame le renvoi de Roland Povinelli en correctionnelle pour détournement de fonds…

Par Laurent d’Ancona

Sauf rebondissement, le maire d'Allauch Roland Povinelli,
ses deux fils et sa belle-fille iront au tribunal.
Sauf rebondissement, le maire d’Allauch Roland Povinelli, ses deux fils et sa belle-fille iront au tribunal.PHOTO VALÉRIE VREL

Un catalogue de mauvaises pratiques, de gestion clanique et de malversations présumées. Dans un réquisitoire définitif particulièrement cinglant, révélé par La Marseillaise et que La Provence a pu consulter, le parquet n’a pas épargné l’inamovible maire d’Allauch, Roland Povinelli, 78 ans, en réclamant son renvoi devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux…

Également dans le viseur et susceptibles d’être traduits à ses côtés – si bien sûr le juge d’instruction suit ces recommandations – on trouve plusieurs familiers du patriarche (ses deux fils, sa belle-fille, une amie proche et l’ex-mari de sa nièce), tous accusés de « recel ». Plus clairement, d’avoir en conscience profité des largesses de l’édile, parfois aux dépens des contribuables. Tout juste, le vice-procureur Ludovic Leclerc (qui vient d’être nommé à Monaco) a-t-il accordé au maire d’Allauch (depuis 1975) un non-lieu dans l’attribution de permis de construire frauduleux et l’utilisation à titre personnel de plusieurs employés municipaux…

Déclenchées en 2012 après l’envoi d’un courrier anonyme précis et circonstancié – preuve d’une « instrumentalisation » pointe le camp de Povinelli – les investigations s’étaient patiemment déployées sur plusieurs fronts. Tour d’horizon…

L’attachée parlementaire qui ne connaissait pas paris

Sur le volet des embauches jugées suspectes, l’attention des enquêteurs a rapidement été attirée par le recrutement, en qualité d’attachée parlementaire, de Prescillia Gasan. Elle n’est autre que la belle-fille de Roland Povinelli. Un lien de parenté que l’édile a admis avoir délibérément caché à ses collègues sénateurs dans sa déclaration, par « gêne ». Une pudeur qui ne l’a pas empêché d’offrir à sa belle-fille esthéticienne un salaire élevé – 4 000 euros par mois, 288 000 euros sur 5 ans – et surtout, ne correspondant à « aucune prestation de travail« , relève le procureur. « Elle ne disposait ni de locaux professionnels, ni de téléphone dédié, ni de carte de visite ou de mail pro (…). Cette rémunération apparaît particulièrement choquante au regard des fonctions d’intérêt public importantes exercées dans le cadre d’un mandat électif national », a cinglé le parquet. Et pour cause : Prescillia Gasan a concédé n’avoir jamais mis les pieds à la chambre haute et ne connaître de Paris que le parc d’attractions Eurodisney. En revanche, s’est aussitôt défendue l’esthéticienne de 36 ans, elle aurait offert au sénateur (de 2008 à 2014) ses conseils « pour lutter contre la tauromachie et les combats de coqs ».

Elle endosse également un rôle de « coach en image » dont les applications concrètes consistaient à prodiguer à son beau-père des « soins de corps », ou encore, à lui faire des suggestions sur « sa tenue vestimentaire et sa coiffure » pour le mettre « en confiance ».

« Des soins esthétiques (qui) n’apparaissent pas constituer une tâche secondant le sénateur dans l’exercice de son mandat », a balayé le réquisitoire.

La promotion express d’une proche

Dans cette même catégorie, l’ascension fulgurante de Valérie Paggi, une femme de 54 ans entretenant un « lien affectif » avec le maire d’Allauch, fait figure de sommet d’une gestion despotique. Rémunérée 1 350 euros en 2007, cette simple agent administratif a du jour au lendemain été propulsée à « l’échelon terminal d’un poste de DGS pour une ville de 150 à 400 000 habitants », s’étouffe le procureur, pour un salaire de 4 590 euros. Une promotion express dont le « moteur décisionnel » serait sa relation personnelle avec Roland Povinelli…

Après les premières secousses judiciaires, le maire d’Allauch avait pourtant été prévenu par une responsable des ressources humaines de l’illégalité de cette évolution de carrière. « Moi, madame, je dirige la commune comme j’ai envie, j’ai pas de compte à vous rendre. J’ai des comptes à rendre à mes électeurs ! », avait rétorqué Roland Povinelli.

La conversation a été captée par une écoute policière. Savoureuse. Quid de la règle voulant qu’il faille justifier de cinq ans d’ancienneté pour atteindre un tel grade ? « C’est complètement con ce système-là ! C’est-à-dire que le mec il est con comme une huître, et Dieu sait qu’il y en a à la mairie d’Allauch, mais du moment où il a les cinq ans, on le nomme ! Eh ben moi, je préfère un qui a six mois et qui est excellent et je le nomme ! Si ça leur plaît pas, ils vont se faire enc…« .

Un terrain en or pour la famille

Dernier volet, enfin, sûrement le plus délicat, les conditions d’exploitation d’un bout de terre situé au sommet de la Petite tête Rouge. Une parcelle de 1000 m² très rémunératrice car louée à l’année par Télédiffusion de France. Celle-ci y a en effet installé une de ses antennes hertziennes. Propriété de la ville d’Allauch, le terrain a pourtant été vendu, en 1988, à la fédération des clubs culture et loisirs. Une association créée au début des années 70 par… Roland Povinelli lui-même, considéré par le parquet comme son « président de fait ». Le prix de cette cession ? 10 000 petits euros, alors que TDF en aurait proposé jusqu’à un million…

En 2006, cette parcelle était de nouveau vendue, pour 15 000 euros, à une SCI gérée par Laurent et Christophe Povinelli, les deux fils du maire. Le premier avait « parfaitement conscience d’avoir fait une affaire extraordinaire en achetant 15 000 euros un terrain qui générait chaque année plus de 36 152 euros de loyer », a estimé le vice-procureur Ludovic Leclerc, qui a chiffré la somme totale des loyers perçus entre 2006 et 2012 à 348 000 euros.

Malgré leurs dénégations, les frères âgés de 50 ans « ne pouvaient ignorer le caractère frauduleux de l’opération d’acquisition du terrain par leur SCI créée pour l’occasion », a sèchement tranché le réquisitoireUne fraude potentielle « liée à l’intervention de leur père s’agissant d’un bien immobilier vendu par la commune dont il était le maire et dont il avait tiré profit avant d’envisager la transmission à ses fils ».

Du côté de la défense de Roland Povinelli, on estime que le réquisitoire ne fait que reprendre des « éléments à charge que l’on nous oppose depuis le début ». « Nous ne sommes donc pas surpris », élude Me Pierre Ceccaldi, l’un des avocats du maire d’Allauch. « C’est un réquisitoire sévère mais qui laisse la place au débat », termine-t-il. « Dans ce dossier, énormément de choses méritent d’être discutées et contredites sur le plan juridique, mais nous attendrons d’être devant le tribunal pour argumenter ».

Source: https://www.laprovence.com/article/politique/5772339/la-lourde-charge-du-parquet-contre-le-maire-dallauch.html